Custom parts manufacturing with PROXXON PD400

Hop ! Une petite vidéo de fabrication de pièces custom avec un tour PROXXON PD400. Ici le spring guide plug N°3mk1 et le spring guide N°3mk2.


Quick video on custom parts manufacturing with a PROXXON PD400 lathe. Here the spring guide plug N°3mk1 and the spring guide N°3mk2.

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Crosse 1911 / 1911 stock – Part 5

Suite du projet de crosse pour 1911.

8ème étape – Usinage boutons et vis :

Quelques bouts de bois, découpe à la scie pour faire des pseudo-cercles, mis en rotation sur la perceuse à colonne et râpe/lime pour faire qqch de bien rond. Quelques stries réalisées au cutter pour améliorer l’esthétique. Bon c’est pas ça qui est ça, c’est assez moche en fait. J’ai fini par les effacer sur la face plate. L’axe fileté n’est autre qu’une vis M3 dont la tête est insérée dans un des deux disques. Un écrou est frappé au marteau sur le second disque pour fixer le tout et on casse un disque au passage, histoire de bien recommencer un truc chiant…
Vis standard raccourcies et tournées sur la perceuse à colonne pour arrondir les têtes.


 

9ème étape – Découpe de la crosse et finitions :

Bah… de la découpe à la scie, de la râpe à bois, papier de verre, insertion de la cheville de camouflage de l’orifice de passage du picot. Puis teinture à bois.


 
La suite très vite.
See you soon !
Oioi.

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1911 : spring guide plug N°1 mkI

Dans la lignée d’un article où je traitais d’un spring guide plug allégé, je vous présente ici ma toute dernière réalisation sur le même thème mais… bien mieux ! Comme je vous l’annonçais ici pas plus tard qu’il y a quelques jours, un tour à métaux a fait son apparition dans ma caverne. Et ça y est, il est mis en œuvre !

Vous pouvez jeter un oeil à cet article : https://oioiairsoft.com/2016/12/31/diy-lightweight-spring-guide-plug-for-1911/
Ou alors je vous la fait courte ci-dessous.

Version courte : Alléger les pièces mobiles lors du cycle d’un GBB s’avère très intéressant :
– Réduction de la consommation de gaz
– Optimisation capacité de tir et fonctionnement de l’arrêtoir de culasse
– Cycles de tirs plus rapides et cadence plus élevée
– Réduction des contraintes sur la réplique
– Meilleure reproductibilité des tirs
– Tirs plus stables.

En airsoft et plus particulièrement sur les Colt 1911 GBB, le spring guide plug est une pièce qu’on ne retrouve à priori pas en version allégée et pourtant ça me semble particulièrement pertinent comme elle est réalisée en zamak ou acier donc lourde dans tous les cas. Le modèle TOKYO MARUI en zamak pour 1911A1 pèse 22.3 grammes, la même pièce fabriquée par GUARDER, en acier, pèse 17.1g.
Comme je l’écrivais dans cet article, la différence de poids entre une culasse pour M1911A1 en ABS et une en aluminium est de 43.6 grammes (c’est marrant ça fait pile poil le double du poids du spring guide plug). Donc reproduire exactement la même pièce en aluminium permettrait un gain théorique de 13.3g en passant de 22.3 à 9.0g. En gros, cette manipulation permettrait d’annuler à hauteur d’1/3 le surpoids d’une culasse en métal.

La dernière fois, avec mon prototype j’avais obtenu une pièce de 5,3g, supprimant 76% du poids de la pièce originale. Annulant ainsi, juste pour référence, 40% du surpoids d’une culasse métal comparé à une culasse ABS.

Voilà, on en reste là pour le plantage de décors, si les détails vous intéressent, ça se passe ici : https://oioiairsoft.com/2016/12/31/diy-lightweight-spring-guide-plug-for-1911/

Hop en avant ! J’ai utilisé pour ce projet de l’aluminium 6060, ça se trouve assez facilement dans les métalleries si on est prêt à en acheter 6 mètres (longueur minimale par ici sur ce genre de produit). Découpé à la meuleuse, placé dans le mandrin du tour à métaux et usinage de la forme extérieure avec des outils classiques. Perçage du fût avec un forêt à métaux et fond aplati avec un forêt à bois modifié pour l’occasion. Finition extérieure avec un outil fabriqué lui aussi pour l’occasion, à base d’outil DREMEL. Séparation de la pièce du reste du cylindre en aluminium, placée à l’envers dans le mandrin, finition de la partie avant et un petit coup de laine de fer 000 sur l’avant pour casser juste un peu les arêtes et polir un peu la seule partie visible de l’extérieur du GBB. Je ne m’attendais pas à ce que ça donne cet effet usé/ancien mais je trouve ça très bien finalement.

Faites défiler les photos ci-dessous pour voir les différentes étapes.

 

Ça commence à faire pas mal de copeaux pour une si petite pièce ! J’avais fait quelques essais du tour avant cette pièce mais là je me rends compte que le plus difficile finalement c’est la contrainte des cotes. Afin d’avoir une pièce parfaitement ajustée dans la réplique, j’ai passé un temps fou à prendre des mesures au pied à coulisse avant de corriger jusqu’à une précision de 0.025mm. 6 heures de travail sur cette pièce, c’est énorme mais il faut prendre en compte l’apprentissage et la conception de la manière de l’usiner. Il y a un grand potentiel d’amélioration pour les prochaines pièces mais alors quel kiffe une fois la pièce terminée, avec ses arêtes bien vives et son état de surface comparé à mes anciennes méthodes obsolètes…

Allez des photos de la pièce terminée, cliquez pour faire défiler :

 

Concrètement je suis particulièrement satisfait du résultat. L’état de surface est plus que correct, persistent quelques traces d’usinage mais j’apprécie assez ces stries qui témoignent du type d’usinage. Assez sexy je trouve en fait. Les arêtes sont belles, le corps affiné pour perdre du poids et la collerette réduite au maximum. L’état de surface interne, là où circule le ressort récupérateur est quant à lui perfectible quoique déjà correct lui aussi, mais toujours un poil moins bon que les surfaces extérieures. Le fond est plat, permettant un appui parfait du ressort, l’entrée est chanfreinée pour rattraper un éventuel décalage de la compression du ressort lors des tirs. Le poids final est d’environ 4 grammes, ce qui est assez inespéré. Comme améliorations possibles, excepté la surface intérieure, j’effectuerai bien un quadrillage à l’avant comme sur les modèles de M1911A1. C’est à peu près tout ce que je vois aujourd’hui pour cette première version « N°1 mkI ».

Pour comparer avec le modèle d’origine TOKYO MARUI et mon prototype désuet :

 

Et voilà ! Une belle pièce d’aluminium, beaucoup de plaisir à la réaliser. Je trouve ce truc assez prometteur, 4.06 grammes c’est juste trop bien, il sera difficile d’aller plus bas sans faire de compromis sur la solidité, encore que… Les ajustements se font au poil pour que tout soit bien aligné/plat/lisse et sans jeu. Le reste de l’esthétique est perfectible et customisable à souhait… Le miens passera par la case bronzage à froid d’ici peu.
Il y aura d’autres versions !

See you soon !
Oioi.

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Crosse 1911 / 1911 stock – Part 4

Suite du projet de crosse pour 1911.

6ème étape – Fin de l’usinage du main spring housing :

Les rainures étant faites sur cette pièce, il ne reste plus qu’à réaliser un trou pour accueillir le picot de verrouillage. Les lèvres ne servant qu’à maintenir le 1911 dans l’axe de la crosse, il peut toujours coulisser, le picot servant à empêcher ce coulissage. Là encore il faut apporter pas mal de soin à cette étape, si le trou n’est pas en face du picot, le projet tombe à l’eau. Même en tentant de rattraper le coup ça ne sera pas top car il y aura du jeu entre réplique et crosse, autant dire que le ressenti final à l’utilisation sera négatif.
L’idée c’est de monter la réplique avec son main spring housing sur la crosse et de venir marquer le centre du picot au moyen d’une tige spécialement usinée avec la perceuse à colonne, un pointeau quoi. J’ai aplati préalablement la zone afin que les reliefs ne viennent pas perturber le traçage puis perçage. Une fois cette cruciale étape réalisée, plus qu’à percer et hop !


 

7ème étape – Usinage du picot et de son logement :

À partir d’un rond en acier, tourné sur ma perceuse (je n’avais pas encore reçu mon tour à métaux à l’époque du bricolage) le picot est réalisé. Il a le diamètre du trou de la crosse qui l’accueille, son arrière a un plus faible diamètre qui permet d’y maintenir l’extrémité du ressort qui le poussera. Il est également percé et taraudé pour accueillir une vis qui permettra de le mobiliser à la main de l’extérieur. Cette vis effectuera une translation permettant de reculer le picot pour monter le Colt, une fois relâché, le picot viendra grâce au ressort verrouiller la réplique en place. Il faut donc usiner une fenêtre des deux côtés de la crosse. Dans le bois et dans chacune des deux lèvres en acier : perçage, dremel, limage…
Comme j’ai percé trop loin le trou qui accueille le picot j’ai réalisé une bague en acier, percée et dans laquelle une goupille passera pour la fixer à la crosse. Ainsi le ressort prendra appui dessus et ça tiendra bien ! Un bout de bois usiné dans une cheville d’un meuble Ikea HS viendra fermer l’arrière du logement de manière « esthétique ». J’ai pas pris de photo finale mais elle sera bien coupée à ras de la crosse de manière à ce qu’on n’y voit plus rien.


 
La suite très vite.
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Crosse 1911 / 1911 stock – Part 3

Suite du projet de crosse pour 1911.

5ème étape – Usinage du « talon avant » :

À partir d’un plat acier, perçage en plusieurs points pour le passage des vis de fixation et pliage au marteau pour épouser l’angle de la crosse. Jusqu’à ce que… ben l’acier se déchire au pli. Ça tient mais ça sera pas durable alors je préfère finir de « déchirer » le métal (musclor!) histoire d’avoir une base saine, ça change juste un peu le plan puisque seule partie avant sera métallisée.
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Fraisage des trous et perçage de la crosse pour fixer cette pièce.


 
Perçage de la crosse afin de faire passer le picot qui viendra verrouiller le main spring housing en place. Seul hic j’ai percé trop loin sans penser à la forme de la crosse et j’ai traversé… Grrr ! On rattrapera ça plus tard.


 


5ème étape – Fixation des lèvres sur la crosse :

Perçage des pièces en acier de maintien afin de faire passer les vis de fixation à la crosse. Puis perçage de la crosse elle-même. L’occasion une fois les vis montées d’avoir une idée de l’avancement du projet. J’ai ensuite usiné des espèces de vis creuses dans lesquelles se trouvent des pas de vis, histoire de ne récupérer que le pas de vis. Ces tubes filetés seront donc intégrés à la crosse, permettant ainsi un vissage symétrique des deux côtés de la crosse malgré une faible épaisseur.
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La suite bientôt.
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Crosse 1911 / 1911 stock – Part 2

Suite du projet de crosse pour 1911.

3ème étape – Usinage du main spring housing :

J’ai pris le parti de sacrifier un modèle de marque TOKYO MARUI plutôt qu’un ARMY dans un soucis d’adaptation sur un maximum de modèles (différences de cotes entre les marques). La pièce en question :
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L’idée c’est de créer des rainures qui accueilleront les lèvres du système côté crosse. Pour que l’ajustement soit parfait, j’ai tracé les repères avec la pièce montée dans la frame et le tout fixé dans un étau. Ça permettra un parallélisme parfait entre les lèvres et la frame, ce qui n’a aucun intérêt fonctionnel puisque le maintien de la crosse ne se fait pas sur la frame mais uniquement le MSH. C’est juste histoire que ce soit bien joli quoi… Une fois bien tracé, il n’y a plus qu’à sortir la Dremel et tailler dedans. Par petites passes successives afin que la rainure ait la même profondeur partout et que vous ne pourrissiez pas votre pièce !
Là vous pourriez croire que le travail est terminé à ce niveau mais pas du tout. J’en parlerai dans un prochain article mais l’ajustement risque de prendre de très nombreuses minutes pour qu’il n’y ait pas de jeu entre réplique et crosse.
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4ème étape – Début des travaux sur le bois :

Un beau patron tout propre taillé aux bonnes dimensions et angles pour les parties importantes. La forme finale de la crosse ne sera pas encore taillée, ça sera pour la fin une fois le bouzin un peu plus avancé. J’ai acheté une planche de chêne en grande surface de bricolage. 2.20m par 15cm et 2cm d’épaisseur. En réalité c’est 2.2cm d’épaisseur, bizarre une telle marge d’erreur… Toujours est-il que ça m’a couté un peu moins de 30€ de mémoire.
J’ai retaillé les deux plaques en acier précédemment usinées pour que ce soit plus esthétique. Leur dessin reporté sur la planche, il n’y a plus qu’à réduire l’épaisseur de la planche à ce niveau pour incorporer les plaques à la crosse et donner leur écartement final. Donc là faut bien calibrer selon le main spring housing.
Faites attention à bien faire en sorte que les plaques se superposent bien par rapport à la planche, c’est primordial sinon le GBB ne sera pas dans l’axe de la crosse et… moche quoi. Donc là il faut apporter le plus grand soin possible à l’ajustement. Perceuse à colonne avec une fraise, de l’huile de coude, de la patience et de l’attention pour ne pas perdre un doigt.
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La suite bientôt.
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Crosse 1911 / 1911 stock – Part 1

Nouvel article sur la fabrication d’un accessoire pour Colt 1911. Jouant essentiellement au GBB et en particulier au 1911, j’ai eu envie de créer une crosse pour ce type de GBB afin d’optimiser les performances lors d’utilisations sur des terrains à longue distance d’engagement.
Après avoir regardé sur internet ce qu’il se faisait comme type de crosse, j’ai décidé d’utiliser un système de fixation similaire mais une forme de crosse complètement différente, celle qu’on retrouve le plus fréquemment ne me satisfaisant absolument pas. Étant un grand fan de la crosse pour Lüger P08, j’ai donc opté pour un hybride 1911/Lüger P08.

Allez on y va les loulous ?

1ère étape – Préparation des travaux :

Quitte à créer et fabriquer une crosse, autant la faire pile poil adaptée à votre physiologie. Quand il s’agit de répliques et plus particulièrement de répliques d’armes anciennes, l’ergonomie d’utilisation n’est pas toujours très bonne. Étant de grande taille, la crosse courte du SPRINGFIELD 1903 ou l’angle de la poignée pistolet des THOMPSON M1A1 ou 1928 ne me convient pas vraiment, inconfortable au possible en cas d’utilisation prolongée.
L’idée c’est donc de faire coïncider les dimensions de la crosse avec celles de votre bras/épaule/cou/tête pour une utilisation confortable et optimisée.

 

a – Se prendre en photo comme un con avec le pistolet à la main dans la position qui semble la meilleure.
Faire quelques mesures de longueur mais surtout d’angles.

 
 
 
 

b – Faire un patron en carton et se reprendre en photo pour vérifier les angles et longueurs. L’idéal c’est de faire le patron plus grand que ce qu’on imagine afin de couper/corriger facilement petit à petit. Dans l’absolu, faites vos mesures avec vos protections faciales habituelles pour vérifier s’il est possible d’épauler correctement.

 

c – Faire une ultime vérification de l’angle d’accroche de la réplique sur la crosse une fois celle-ci aux dimensions voulues. Un écart de quelques degrés peut se payer cher, si la réplique se retrouve à pointer trop haut il se pourrait que vous ne puissiez même pas aligner les deux mires.


2ème étape – Système de fixation :

Tout d’abord quelques photos trouvées sur le net d’un système de fixation :
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Comme on peut le voir, c’est fait avec des plaques d’acier qui viennent se loger au moyen de lèvres dans des rainures usinées dans le main spring housing. Une fois la crosse « glissée » dans son logement, une pièce pivotante vient verrouiller en place crosse et main spring housing. J’ai choisi d’utiliser le système de rainures/lèvres mais de revoir le système de verrouillage que je juge un peu trop compliqué à reproduire avec mes moyens sans que persiste un jeu entre réplique et crosse.

NB IMPORTANT : Fixer une crosse sur un 1911 ne peut s’envisager que sur une réplique avec frame/carcasse en métal. En effet, la réplique étant tenue par la poignée, le poids de la crosse pourrait casser une frame en ABS par effet levier, tout le poids de la crosse étant concentré sur le logement du main spring housing dans la frame.

Cliquez sur une image et faites défiler en grande taille.


 
Je suis donc parti d’une chute d’acier, une tôle de 2mm récupérée dans une poubelle. Découpe à la meuleuse après traçage des angles ultérieurs. Par la suite il faut plier pour réaliser les « lèvres » du système de fixation. Une fois découpé, j’ai essayé de tordre directement à l’étau mais 2mm c’est déjà trop pour faire une pliure propre et bien droite avec les moyens du bord. J’ai donc réalisé une rainure à la meuleuse à l’endroit de la pliure afin de guider celle-ci. Remis dans l’étau et on tape au marteau sur un bout de bois qui va répartir de manière homogène le choc et permettre de plier partout de la même façon. Une fois plié à 90°, il faut réduire la longueur de la pièce de manière à ce que les lèvres ne fassent plus qu’un ou deux millimètres, selon la profondeur des rainures que vous envisagez de réaliser sur votre main spring housing.

Voilà voilà !
La suite très bientôt.
See you soon !
Oioi.


 
 

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Ruby partie 16 – Finished project


Voilà un petit moment que certains l’attendent, le programme des articles ayant été un peu chamboulé ces derniers temps.
Je vous présente donc le pistolet RUBY terminé.

Base : TT33 WE (review)
Fonctionnement : GBB – Gaz blowback
Matériaux : Aluminium, zamak, acier, noyer
Longueur : 16,3cm
Poids : 664g avec chargeur
Longueur canon interne : 6cm
Diamètre canon interne : 6.05mm
Hop-up : Oui, réglable
Arrêtoir de culasse : Oui, fonctionnel
Sécurité : Oui, fonctionnelle
Chargeur : TT33 WE, sans modification
Capacité chargeur : 14 billes

Comparatif rapide :

 

Récapitulatif :
Parti sur une base de TT33, ressemblant vaguement au pistolet RUBY, j’ai usiné l’engin de manière un peu violente pour le raccourcir, le percer, le meuler… La réplique se retrouve dotée d’un guide ressort proche de celui du RUBY, au passage le spring guide plug est reconstruit pour corriger un gros défaut de conception du TT33 WE. Le shortstroke est rattrapé par usinage du canon externe et d’un cran sur la culasse permettant à l’arrêtoir de culasse de fonctionner correctement. La mire avant est fabriquée en acier et l’arrière est retravaillée. Une nouvelle pièce est fabriquée pour ressembler à l’arrêtoir de culasse du RUBY. Sur mon custom, cette pièce servira plutôt à intégrer une sécurité à la réplique sans trop s’éloigner du design original. Pas mal d’heures de travail dessus mais la sécurité est fonctionnelle. Celle-ci est intégrée aux plaquettes réalisées sur mesure en noyer qui m’ont par ailleurs obligé à violemment meuler la frame afin d’y intégrer des bagues de fixation filetées. Concrètement les plus gros écarts par rapport au modèle sont l’arrêtoir de culasse que j’ai fait le choix de conserver pour ne pas sacrifier le fonctionnement de la réplique, les stries de préhension à l’arrière de la culasse et les marquages soviétiques sur le dessus de celle-ci. Ponçage + mastic + peinture et c’est réglé mais ça n’est pas dans mes cordes !
Au final je suis particulièrement satisfait de ce custom qui a, comme tous mes customs entamés, bien traîné. La réplique fonctionne parfaitement, elle risque fort de voir prochainement les terrains avec une tenue de résistant ou WW1 si j’arrive à en constituer une correcte !

Place aux photos : cliquez pour faire défiler en grande taille.

 

J’espère que cette petite série d’articles sur ce custom vous a plu. N’hésitez pas à me le faire savoir, que je sache si je réitère l’expérience au prochain !
See you soon !
Oioi.

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Oioiairsoft passe au stade supérieur

Aujourd’hui c’est le premier jour du reste de ma vie de bricoleur. Depuis longtemps, que ce soit pour bidouiller des répliques d’airsoft ou pour d’autres choses, je manquais d’un tour à métaux. Comme c’est un sacré budget, même en occasion, j’avais trouvé quelques ersatz de solutions :

– 2011 :

J’utilise une visseuse électrique à batterie que je maintien fixe avec une main pendant que je lime la pièce métallique fixée dessus. Comme vous pouvez le voir ICI, c’était mon premier « custom » que je publiais sur internet. Rien que pour réduire le diamètre de cette pièce en aluminium de 38 à 37mm, ça m’avait pris de très nombreuses minutes, plusieurs recharges de batterie de visseuse, avec un résultat, certes correct, mais très largement perfectible en qualité et temps de travail avec un tour à métaux.

 


– 2012 :

Une perceuse à colonne fait son apparition dans mon appartement. Un investissement de 80€ frais de port compris, que j’ai dû rentabiliser à 36.000% depuis. Je suis tellement fier de ma machine à l’époque que je pose à côté d’elle en photo. Plusieurs années de bons et loyaux services : perçage de tous matériaux, fraisage de bois et tournage de métaux. C’est bien avec cette perceuse que je réalise le levier d’armement coudé en acier de mon Mosin-Nagant Zeta Lab, comme vous pouvez le voir ICI (2600 visites quand même pour un article très spécialisé !). Je ne compte plus les morceaux d’acier, aluminium, bois que j’ai pu « tourner » sur cet engin en meulant directement dessus ou avec des limes/rapes.

Ou alors des vis pour fixer les plaquettes de GBB comme on peut le voir dans ma vidéo :

 


– 2014 :

Cette fois-ci c’est le canon interne d’une carabine M1 de marque MARUSHIN qui me pose problème. La réplique permet le montage d’un canon interne de 44cm quand celui monté d’origine mesure 27cm. Et pas de bol, c’est un canon propriétaire, il va donc falloir modifier un canon classique de 8.55mm de diamètre et 44cm de long. Et la réduction du diamètre d’un canon de 44cm de 8.55 à 8.00mm, ne s’improvise pas comme ça si on veut un travail propre, impossible à monter dans le mandrin de la perceuse sans avoir l’équivalent d’une contrepointe qui évite de tordre le canon à l’usinage. Qu’à cela ne tienne ! Vous pouvez v Lire la suite

DIY – Lightweight spring guide plug for 1911

got-winter-is-coming

Et voui ! Je dirai même plus que l’hiver a déjà frappé à la porte amenant avec lui ses difficultés pour l’airsoft.
Aujourd’hui on va parler d’une manière de réduire les soucis d’utilisation d’un GBB à basse température mais pas que.
J’avais publié un micro-tutoriel sur France-airsoft en avril 2014, sans le mettre sur mon site, comme j’en ai parlé hier au CQB avec Ludovic qui se reconnaitra, le temps est venu !

Fabriquer un spring guide plug allégé pour 1911 GBB :

Tout d’abord : quesako ?
spring-guide-plugC’est tout simplement cette pièce logée à l’avant de la culasse, sous le canon. Elle permet au ressort de rappel de prendre appui sur la culasse. Elle est creuse pour permettre au ressort de s’y loger mais aussi au guide ressort lorsque la culasse recule.

Ensuite : Pourquoi s’y intéresser ?
parcequeEn fait il y a plusieurs raisons, il faut déjà savoir que cette pièce est fixée à la culasse et donc qu’elle est mobile lors du tir. Qui dit pièce mouvement dit Lire la suite

Ruby partie 15.

img_93761Finitions !
Un peu de peinture sur les parties modifiées ou fabriquées pour le Ruby. J’ai utilisé de la peinture à maquettes Humbrol qui traîne chez moi depuis plus de 15 ans et qui finalement reste encore correcte. Un grand merci à Golgy, expert en la matière qui m’a prodigué moult conseils et m’a Lire la suite

Ruby partie 14.

Partie 14 du projet RUBY. Comme vous pouvez le voir, le travail devient de plus en plus minutieux, de plus en plus porté sur les petits détails, ce qui signifie qu’on s’approche de … ?
img_92501 – On repasse au bois aujourd’hui. Ci-contre, l’état d’avancement des plaquettes tel que je les avais laissées lors d’un épisode précédent. Pas forcément très réaliste pour la plaquette gauche mais fonctionnelle et pas trop éloignée tout de même d’une plaquette de Ruby. En revanche il leur manque à toutes deux une transformation essentielle, un quadrillage en relief de type diamant.
plaquettes-ruby-reelQu’à cela ne tienne ! J’ai donc fabriqué un outil pour Lire la suite

Ruby partie 13.

13ème partie. Journée 100% métal !

Ruby header

1 – Spring guide cap.
Cette pièce sert à contenir le ressort lorsqu’il se comprime sur le guide ressort, de manière à ce qu’il reste le plus droit possible pour augmenter la régularité et diminuer la probabilité d’incident de tir. Sur le TT33 WE, le guide ressort existe mais est très (très) mal conçu. Il est complètement tubulaire, sans bourrelet et donc s’appuie directement sur le barrel bushing. Quand on essaye de visionner le truc, on se rend compte que la totalité de la puissance du ressort de rappel de culasse s’appuie sur un bout de zamak particulièrement fin qui Lire la suite

Ruby partie 12.

12ème étape du projet. Début de la fabrication des plaquettes.

img_9238Pour commencer, bien sélectionner le bois. Pas comme moi quoi. Du sapin j’en ai à foison mais je n’aime pas. Alors j’ai tenté un bout de bois récupéré dans la rue qui me semblait plutôt pas mal. Après travail du truc je ne sais toujours pas de quel bois il s’agit… Toujours est-il que j’ai commencé par ramener la Lire la suite

Ruby partie 11.

Suite du projet de réalisation du pistolet RUBY. Aujourd’hui : fin de la sécurité/arrêtoir de culasse et début des travaux pour les garnitures.

IMG_8012Si je ne m’abuse on s’est quitté sur cette photo avant-hier. La soudure de la « boule » sur la pièce avait juste anéantit celle-ci. Finalement j’ai décidé de réaliser la pièce différemment, la boule sera insérée en force sur une tige qui elle sera soudée sur la sécurité. Un tout petit point de soudure qui n’engage à rien et hop, roule ma poule.

 

img_8015Cette pièce a pour vocation d’empêcher la détente de reculer au moyen d’un picot soudé et meulé en rectangle qui vient s’insérer dans une fente réalisée dans la tringle de la détente. Elle effectue une rotation grâce Lire la suite

Ruby partie 10.

Après quelques messages concernant mon projet de Ruby – en stand by – je me décide à le ressortir des cartons 1 an après 🙂
Merci justement à vous pour vos encouragements !

Rubyleftmod

Alors le programme aujourd’hui, reproduire l’arrêtoir de culasse du Ruby. Mais pas que. En fait je déteste sacrifier en fonctionnalités pour coller à l’aspect réel. Donc ce pseudo arrêtoir de culasse servira de… sécurité ! Présente sur le TT33 WE mais difficilement opérable sur le terrain (Cf review : https://oioiairsoft.com/tt-33-we-review-fr/ ), il faut donc revoir intégralement ce système et l’adapter à un vague Ruby. Ce sera le même principe, un picot agira sur la tige de la détente, picot rendu mobile par rotation d’une pièce en acier intégrée à la plaquette e crosse gauche.

Allez hop ! On part d’un plat en acier de 2mm, meulé, percé, soudé pour y inclure les picots. Malheureusement une fois la pièce fonctionnelle j’ai voulu y rajouter un gros morceau d’acier pour figurer la partie visible de l’arrêtoir de culasse (ou de la sécurité ici). La 3ème photo montre le nouveau travail pour recommencer puisque j’ai complètement foiré la soudure, sur la droite on voit le cadavre de la pièce en question…

Comme c’est un peu léger et que la réussite n’a pas été de mise ce jour, en bonus une petite photo.

15592-GazettedesArmes-118-Couverture-4

La suite bientôt !
Oioi.

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Ruby partie 7.

Nouvel épisode. Sujet du jour, le guide ressort.
Le GBB étant désormais shortstroké, le guide ressort d’origine ne convient plus tel quel.

2 solutions :

– Agrandir le trou dans le muzzle cap pour que le guide ressort puisse sortir sans buter dessus. Il faudrait aussi lui donner une forme cylindrique plutôt que conique. Le hic c’est que le guide ressort risquerai tout de même de buter sur le muzzle cap car il bouge et risquerait de ne pas se retrouver aligné avec le trou, ce qui engendrerait au mieux un blocage du cycle, au pire et plus probablement même, une casse du muzzle cap rendant la réplique difficilement réparable.

– Fabriquer un guide ressort plus long et dont l’extrémité serait déjà en contact avec le muzzle cap. J’ai opté pour cette solution car plus « sexy », plus fiable et également plus réaliste si on veut se rapprocher du RUBY.

Le guide ressort sur un vrai RUBY : apparaît quand la culasse recule.
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Sur un TT33, il reste invisible :
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Je l’ai fabriqué en acier car disposant d’un poste à souder et donc plus facile à usiner ainsi. On peut l’usiner dans nimporte quelle matière simplement avec une perceuse et des limes si on est patient.
Une tige de diamètre 6mm, un bout d’acier percé à 6mm enfilé dessus, soudé. Le tout est monté dans le mandrin de la perceuse à colonne pour rendre le truc joli et bien régulier.

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À gauche le TT33 d’origine. À droite le custom avec le guide ressort monté.
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Les deux culasses, on imagine bien le problème avec le guide d’origine si on le monte sur la culasse raccourcie…
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Terminé pour aujourd’hui !

See U soon.
Oioi.

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Ruby partie 6.

Comme précédemment spoilé, le thème du jour est centré sur le canon interne et le fait qu’il se balade trop dans l’externe.
Le scotch n’est pas une bonne idée, il faut qqch qui glisse bien car les deux canons sont mobiles l’un par rapport à l’autre.
J’ai donc opté pour une bague en aluminium.

Pour la fabriquer c’est tout con, un bout d’alu percé à 4mm, monté sur une vis avec des écrous pour bloquer la rotation et le tout monté sur le mandrin d’une perceuse pour faire office de tour (posséder un tour simplifierai grandement la chose mais ça n’est pas indispensable ici). On arrondit aux dimensions voulues : 11mm de diamètre externe.
On démonte et on perce à 8.5mm aussi centré que possible. On fraise/lime un peu l’intérieur pour passer à un diamètre interne de 8.6 ou 8.7mm pour faciliter le mouvement du canon interne.
On perce sur le côté à 2.5mm pour tarauder en M3 et mettre une vis sans tête.
On réduit la longueur de la vis sans fin au minimum, soit 2.5mm environ.
Même opération sur le canon externe, taraudé en M3 pour fixer la bague.
Le tour est joué.

Attention les photos qui suivent spoilent également le prochain épisode de l’aventure, prière de fermer l’oeil droit pour éviter le spoil.

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La suite au prochain épisode !

Oioi.

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Ruby partie 5.

On continue de couper !
Au tour du canon interne. Tronçonnage à la Dremel, fraisage de l’intérieur, ponçage…

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Le diamètre intérieur du canon externe étant de 11mm et le diamètre extérieur du canon interne (suivez un peu !!) étant de 8.5mm, il y a pas mal de jeu entre les deux puisque le canon externe a été raccourci en supprimant l’extrémité qui ramenait le diamètre intérieur à 8.7mm environ.
Résolution du problème au prochain épisode pasque là c’est comme tirer avec un tromblon.

la photo spoile le prochain épisode si on est observateur…

See you soon !

Oioi.

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RUBY partie 4.

Le GBB étant ultra raccourci, il ne peut plus fonctionner de la même façon, il faut raccourcir la course de la culasse (shortstroke). Seul hic, le canon externe présente 2 anneaux qui empêchent cela, reste plus qu’à les virer en en conservant une partie pour permettre au canon externe de bouger lors des cycles.

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Il faut également laisser une fenêtre sur le barrel bushing pour laisser passer ce qu’il reste du dernier anneau. Pas n’importe où ! Pas au centre, il sert à maintenir la mire en place.

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Travail rapide, je n’ai pas encore fait la finition.

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Suite bientôt !

Oioi.

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RUBY partie 3.

3ème partie du dossier avec au programme, le muzzle cap.
Partie assez chiante et délicate, le muzzle cap vient se loger dans la culasse par plusieurs picots dans des rails/gorges et avec une rotation se retrouve fixé.
Faut donc forer la culasse et y faire des gorges le plus proprement possible et avec une grande précision sinon il y aura pas mal de jeu dans le meilleur des cas ou alors la culasse sera foutue dans le pire des scénarios car non rattrapable proprement. En somme il faut donc reproduire les moulures intérieures du morceau coupé.

Ne vous précipitez surtout pas, travail baclé = GBB foutu !

1 – Arrondir l’intérieur de la culasse.

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Avec la dremel et un genre de disque épais, ça se fait.

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2 – Creuser 2 « puits » pour laisser passer les picots de verrouillage.

Avec une petite fraise dremel et la culasse bien bloquée dans un étaux.

Astuce : Ça ne rentrera pas directement au premier coup et il vaut mieux enlever un peu de matière, tester et modifier plutôt que faire un truc trop large qui fragiliserait l’ensemble. En mettant du feutre sur le muzzle cap et en essayant de le mettre dans la culasse, le feutre se déposera sur les parties qui gênent dans la culasse, comme ça vous savez exactement où il faut faire une reprise.

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3 – Gorges de verrouillages.

Un/des disques dremel réduits à la pince à couper au diamètre idéal pour ne pas faire une gorge trop large ou trop profonde.

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4 – Normalement c’est bon après une ou deux heures de boulot.

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Petite simulation pour la forme :
(Oui oui c’est bien un clou à la place du guide ressort :p )

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La suite au prochain épisode !

Oioi.

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RUBY partie 2.

Tout part d’un constat simple, une certaine ressemblance entre le TT-33 soviétique et le Ruby.
Même si au premier coup d’œil ça n’est pas flagrant, après pas mal de modifications on peut à priori obtenir qqch d’assez ressemblant.
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Alors, ben… C’est parti !

1ère étape, raccourcir le bouzin en s’efforçant de ne pas se dire qu’on fait là une connerie.

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Je recommande d’utiliser une scie à métaux plutôt qu’une dremel, ça a l’avantage de permettre de couper droit du premier coup sans avoir à faire trop d’ajustements par la suite.

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Maintenant c’est sans retour possible, forcé de réussir !

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On ponce pour faire propre.

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Petite simulation pour voir à peu près la gueule que ça aura…

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La suite au prochain épisode !

Oioi.

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RUBY partie 1.

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Le pistolet Ruby est un automatique fabriqué pendant la première guerre mondiale et essentiellement utilisé par l’armée française. Armée qui après quelques mois de guerre se rend compte de son inadaptation à l’évolution du conflit, finie l’époque des batailles rangées et de la guerre de mouvement, il faut s’enterrer là où le fusil Lebel devient vraiment difficile d’emploi. En face les allemands ont déjà de quoi nettoyer les tranchées efficacement avec leurs P08 (Lüger) en particulier. Il est grand temps de fournir aux troupes une arme compacte, manœuvrable et puissante à la fois. Ainsi en plus des revolvers 1873 et 1892, l’intendance décide enfin de s’équiper. Les états-unis sont trop chers, la Belgique est envahie, ne restent que les micro-manufactures d’armes au Pays Basque, à la réputation « cheap ». Peu importe, il y a urgence et commande est passée. C’est ainsi qu’une myriade de petits ateliers familiaux vont produire des pistolets automatiques « Type Ruby » tous incompatibles entre eux car fabriqués à l’unité sans respect de cotes, aucune pièce n’est interchangeable, pas même les chargeurs, chaque pistolet a son chargeur et c’est tout. La logique de l’époque n’était pas à l’optimisation du matériel mais plutôt à la livraison au plus vite sur le front d’un matériel considéré comme consommable.

Pour en savoir plus, je vous conseille cet excellent document : trabuc.perso.sfr.fr/mapage/les-ruby.pdf

ID 103 001

Avec environ 709775 pistolets fabriqués, le Ruby est un grand absent du marché de l’airsoft et c’est bien regrettable car c’est un peu LE pistolet automatique emblématique de l’armée française pendant la grande guerre mais pas que. En effet, la France en livra à la Finlande, la Grèce, la Pologne et à la Serbie entre 1916 et 1920. Le Ruby connut ainsi la Guerre lituano-polonaise, la Guerre russo-polonaise, la Guerre polono-ukrainienne, la Guerre gréco-turque, la Guerre civile espagnole, la Guerre d’hiver et la Seconde Guerre mondiale, ce qui fait une foule de théâtres d’utilisation. Pour faire du français on n’est pas en reste puisque l’armée française l’utilisa lors de la première guerre mondiale, de la guerre du Rif, de la répression de la Révolte druze, de la Seconde Guerre mondiale (de même que l’Armée d’armistice, la Milice française, les FFL et les FFI) et de la Guerre d’Indochine (Sans compter police nationale et gendarmerie nationale). Autant dire qu’un pistolet Ruby couvrira les tenues de près d’un demi siècle de l’histoire française.

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Alors c’est bien beau, je vous raconte tout ça (pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici) et c’est pas pour rien, vous vous en doutez, du coup si je fais le total :

+ Fan d’histoire
+ Fan d’histoire militaire
+ Fan d’histoire militaire française
+ Centenaire du déclenchement de la Grande Guerre
– 1 Année de retard avec le taf
+ Fin des études
+ Un peu de temps libre
+ Motivation
– Appréhension de rajouter une ligne à la liste des customs non terminés
+ Motivation quand même
+ Base de travail déjà commandée
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= Qu’attends-je ?

PA 7,65 Ruby Retolaza Eibar mod 1914 022

See you soon !
😉

Oioi.

 

 

 

 

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Sources :
wikipedia.org/wiki/Ruby_Llama
trabuc.perso.sfr.fr/mapage/les-ruby.pdf
Source photo :
nolasco.fr