Ruby partie 10.

Après quelques messages concernant mon projet de Ruby – en stand by – je me décide à le ressortir des cartons 1 an après :)
Merci justement à vous pour vos encouragements !

Rubyleftmod

Alors le programme aujourd’hui, reproduire l’arrêtoir de culasse du Ruby. Mais pas que. En fait je déteste sacrifier en fonctionnalités pour coller à l’aspect réel. Donc ce pseudo arrêtoir de culasse servira de… sécurité ! Présente sur le TT33 WE mais difficilement opérable sur le terrain (Cf review : https://oioiairsoft.com/tt-33-we-review-fr/ ), il faut donc revoir intégralement ce système et l’adapter à un vague Ruby. Ce sera le même principe, un picot agira sur la tige de la détente, picot rendu mobile par rotation d’une pièce en acier intégrée à la plaquette e crosse gauche.

Allez hop ! On part d’un plat en acier de 2mm, meulé, percé, soudé pour y inclure les picots. Malheureusement une fois la pièce fonctionnelle j’ai voulu y rajouter un gros morceau d’acier pour figurer la partie visible de l’arrêtoir de culasse (ou de la sécurité ici). La 3ème photo montre le nouveau travail pour recommencer puisque j’ai complètement foiré la soudure, sur la droite on voit le cadavre de la pièce en question…

Comme c’est un peu léger et que la réussite n’a pas été de mise ce jour, en bonus une petite photo.

15592-GazettedesArmes-118-Couverture-4

La suite bientôt !
Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

Ruby partie 7.

Nouvel épisode. Sujet du jour, le guide ressort.
Le GBB étant désormais shortstroké, le guide ressort d’origine ne convient plus tel quel.

2 solutions :

– Agrandir le trou dans le muzzle cap pour que le guide ressort puisse sortir sans buter dessus. Il faudrait aussi lui donner une forme cylindrique plutôt que conique. Le hic c’est que le guide ressort risquerai tout de même de buter sur le muzzle cap car il bouge et risquerait de ne pas se retrouver aligné avec le trou, ce qui engendrerait au mieux un blocage du cycle, au pire et plus probablement même, une casse du muzzle cap rendant la réplique difficilement réparable.

– Fabriquer un guide ressort plus long et dont l’extrémité serait déjà en contact avec le muzzle cap. J’ai opté pour cette solution car plus “sexy”, plus fiable et également plus réaliste si on veut se rapprocher du RUBY.

Le guide ressort sur un vrai RUBY : apparaît quand la culasse recule.
c43e74ee

Sur un TT33, il reste invisible :
deactivated-russian-tokarev-tt-33-pistol-c-w-holster-1945-dated-sold-[3]-536-p

Je l’ai fabriqué en acier car disposant d’un poste à souder et donc plus facile à usiner ainsi. On peut l’usiner dans nimporte quelle matière simplement avec une perceuse et des limes si on est patient.
Une tige de diamètre 6mm, un bout d’acier percé à 6mm enfilé dessus, soudé. Le tout est monté dans le mandrin de la perceuse à colonne pour rendre le truc joli et bien régulier.

IMG_6506

IMG_6509

À gauche le TT33 d’origine. À droite le custom avec le guide ressort monté.
IMG_6514

Les deux culasses, on imagine bien le problème avec le guide d’origine si on le monte sur la culasse raccourcie…
IMG_6515

Terminé pour aujourd’hui !

See U soon.
Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

Ruby partie 6.

Comme précédemment spoilé, le thème du jour est centré sur le canon interne et le fait qu’il se balade trop dans l’externe.
Le scotch n’est pas une bonne idée, il faut qqch qui glisse bien car les deux canons sont mobiles l’un par rapport à l’autre.
J’ai donc opté pour une bague en aluminium.

Pour la fabriquer c’est tout con, un bout d’alu percé à 4mm, monté sur une vis avec des écrous pour bloquer la rotation et le tout monté sur le mandrin d’une perceuse pour faire office de tour (posséder un tour simplifierai grandement la chose mais ça n’est pas indispensable ici). On arrondit aux dimensions voulues : 11mm de diamètre externe.
On démonte et on perce à 8.5mm aussi centré que possible. On fraise/lime un peu l’intérieur pour passer à un diamètre interne de 8.6 ou 8.7mm pour faciliter le mouvement du canon interne.
On perce sur le côté à 2.5mm pour tarauder en M3 et mettre une vis sans tête.
On réduit la longueur de la vis sans fin au minimum, soit 2.5mm environ.
Même opération sur le canon externe, taraudé en M3 pour fixer la bague.
Le tour est joué.

Attention les photos qui suivent spoilent également le prochain épisode de l’aventure, prière de fermer l’oeil droit pour éviter le spoil.

IMG_6506

IMG_6509

IMG_6511

La suite au prochain épisode !

Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

Ruby partie 5.

On continue de couper !
Au tour du canon interne. Tronçonnage à la Dremel, fraisage de l’intérieur, ponçage…

IMG_6504

Le diamètre intérieur du canon externe étant de 11mm et le diamètre extérieur du canon interne (suivez un peu !!) étant de 8.5mm, il y a pas mal de jeu entre les deux puisque le canon externe a été raccourci en supprimant l’extrémité qui ramenait le diamètre intérieur à 8.7mm environ.
Résolution du problème au prochain épisode pasque là c’est comme tirer avec un tromblon.

la photo spoile le prochain épisode si on est observateur…

See you soon !

Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

RUBY partie 4.

Le GBB étant ultra raccourci, il ne peut plus fonctionner de la même façon, il faut raccourcir la course de la culasse (shortstroke). Seul hic, le canon externe présente 2 anneaux qui empêchent cela, reste plus qu’à les virer en en conservant une partie pour permettre au canon externe de bouger lors des cycles.

IMG_6729

Il faut également laisser une fenêtre sur le barrel bushing pour laisser passer ce qu’il reste du dernier anneau. Pas n’importe où ! Pas au centre, il sert à maintenir la mire en place.

IMG_6499

Travail rapide, je n’ai pas encore fait la finition.

IMG_6500

IMG_6730

Suite bientôt !

Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

RUBY partie 3.

3ème partie du dossier avec au programme, le muzzle cap.
Partie assez chiante et délicate, le muzzle cap vient se loger dans la culasse par plusieurs picots dans des rails/gorges et avec une rotation se retrouve fixé.
Faut donc forer la culasse et y faire des gorges le plus proprement possible et avec une grande précision sinon il y aura pas mal de jeu dans le meilleur des cas ou alors la culasse sera foutue dans le pire des scénarios car non rattrapable proprement. En somme il faut donc reproduire les moulures intérieures du morceau coupé.

Ne vous précipitez surtout pas, travail baclé = GBB foutu !

1 – Arrondir l’intérieur de la culasse.

IMG_6491

Avec la dremel et un genre de disque épais, ça se fait.

IMG_6492

2 – Creuser 2 “puits” pour laisser passer les picots de verrouillage.

Avec une petite fraise dremel et la culasse bien bloquée dans un étaux.

Astuce : Ça ne rentrera pas directement au premier coup et il vaut mieux enlever un peu de matière, tester et modifier plutôt que faire un truc trop large qui fragiliserait l’ensemble. En mettant du feutre sur le muzzle cap et en essayant de le mettre dans la culasse, le feutre se déposera sur les parties qui gênent dans la culasse, comme ça vous savez exactement où il faut faire une reprise.

IMG_6493

3 – Gorges de verrouillages.

Un/des disques dremel réduits à la pince à couper au diamètre idéal pour ne pas faire une gorge trop large ou trop profonde.

IMG_6494

IMG_6495

IMG_6496

4 – Normalement c’est bon après une ou deux heures de boulot.

IMG_6497

——————————————-

Petite simulation pour la forme :
(Oui oui c’est bien un clou à la place du guide ressort :p )

IMG_6498

La suite au prochain épisode !

Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

RUBY partie 2.

Tout part d’un constat simple, une certaine ressemblance entre le TT-33 soviétique et le Ruby.
Même si au premier coup d’œil ça n’est pas flagrant, après pas mal de modifications on peut à priori obtenir qqch d’assez ressemblant.
PA 7,65 mm Ruby Durango Vencedor 014
IMG_6484

Alors, ben… C’est parti !

1ère étape, raccourcir le bouzin en s’efforçant de ne pas se dire qu’on fait là une connerie.

IMG_6486

Je recommande d’utiliser une scie à métaux plutôt qu’une dremel, ça a l’avantage de permettre de couper droit du premier coup sans avoir à faire trop d’ajustements par la suite.

IMG_6487

Maintenant c’est sans retour possible, forcé de réussir !

IMG_6488

On ponce pour faire propre.

IMG_6489

Petite simulation pour voir à peu près la gueule que ça aura…

IMG_6490

La suite au prochain épisode !

Oioi.

logo-previous-page2logo-next-page2

RUBY partie 1.

PA 7,65 mm Ruby Durango Vencedor 014

Le pistolet Ruby est un automatique fabriqué pendant la première guerre mondiale et essentiellement utilisé par l’armée française. Armée qui après quelques mois de guerre se rend compte de son inadaptation à l’évolution du conflit, finie l’époque des batailles rangées et de la guerre de mouvement, il faut s’enterrer là où le fusil Lebel devient vraiment difficile d’emploi. En face les allemands ont déjà de quoi nettoyer les tranchées efficacement avec leurs P08 (Lüger) en particulier. Il est grand temps de fournir aux troupes une arme compacte, manœuvrable et puissante à la fois. Ainsi en plus des revolvers 1873 et 1892, l’intendance décide enfin de s’équiper. Les états-unis sont trop chers, la Belgique est envahie, ne restent que les micro-manufactures d’armes au Pays Basque, à la réputation “cheap”. Peu importe, il y a urgence et commande est passée. C’est ainsi qu’une myriade de petits ateliers familiaux vont produire des pistolets automatiques “Type Ruby” tous incompatibles entre eux car fabriqués à l’unité sans respect de cotes, aucune pièce n’est interchangeable, pas même les chargeurs, chaque pistolet a son chargeur et c’est tout. La logique de l’époque n’était pas à l’optimisation du matériel mais plutôt à la livraison au plus vite sur le front d’un matériel considéré comme consommable.

Pour en savoir plus, je vous conseille cet excellent document : trabuc.perso.sfr.fr/mapage/les-ruby.pdf

ID 103 001

Avec environ 709775 pistolets fabriqués, le Ruby est un grand absent du marché de l’airsoft et c’est bien regrettable car c’est un peu LE pistolet automatique emblématique de l’armée française pendant la grande guerre mais pas que. En effet, la France en livra à la Finlande, la Grèce, la Pologne et à la Serbie entre 1916 et 1920. Le Ruby connut ainsi la Guerre lituano-polonaise, la Guerre russo-polonaise, la Guerre polono-ukrainienne, la Guerre gréco-turque, la Guerre civile espagnole, la Guerre d’hiver et la Seconde Guerre mondiale, ce qui fait une foule de théâtres d’utilisation. Pour faire du français on n’est pas en reste puisque l’armée française l’utilisa lors de la première guerre mondiale, de la guerre du Rif, de la répression de la Révolte druze, de la Seconde Guerre mondiale (de même que l’Armée d’armistice, la Milice française, les FFL et les FFI) et de la Guerre d’Indochine (Sans compter police nationale et gendarmerie nationale). Autant dire qu’un pistolet Ruby couvrira les tenues de près d’un demi siècle de l’histoire française.

ID 103 018

Alors c’est bien beau, je vous raconte tout ça (pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici) et c’est pas pour rien, vous vous en doutez, du coup si je fais le total :

+ Fan d’histoire
+ Fan d’histoire militaire
+ Fan d’histoire militaire française
+ Centenaire du déclenchement de la Grande Guerre
– 1 Année de retard avec le taf
+ Fin des études
+ Un peu de temps libre
+ Motivation
– Appréhension de rajouter une ligne à la liste des customs non terminés
+ Motivation quand même
+ Base de travail déjà commandée
————————————————–
= Qu’attends-je ?

PA 7,65 Ruby Retolaza Eibar mod 1914 022

See you soon !
;)

Oioi.

 

 

 

 

logo-next-page2

——————–

Sources :
wikipedia.org/wiki/Ruby_Llama
trabuc.perso.sfr.fr/mapage/les-ruby.pdf
Source photo :
nolasco.fr